Note 61: Ces arrêts sont cités par La Roque, Traité de la noblesse.[Retour au Texte Principal]
Note 62: Chapitre 83, page 297.[Retour au Texte Principal]
Note 63: Tome X, pages 314 et 632.[Retour au Texte Principal]
Note 64: Voyez ci-après une note en réponse à une opinion de M. Aimé Martin concernant les motifs de Molière et de Louis XIV à l'égard des marquis. C'est des marquis que date en France la vermine des petits-maîtres. «On n'a rien vu de semblable en France, dit Vigneul-Marville, t. I, p. 314, que depuis François Ier. Henri III donna beaucoup de crédit aux petits-maîtres, et ce sont eux que l'on appelait les mignons de cette cour, qui était très corrompue.»[Retour au Texte Principal]
Note 65: C'est ce qui est arrivé à Coblentz durant l'émigration. Quand un Français déserteur de la France se présentait à M. le comte d'Artois, il lui demandait: Êtes-vous gentilhomme? Les hobereaux répondaient modestement: Monseigneur, je suis noble. Le prince répondait obligeamment: Monsieur, dans la noblesse il n'y a ni premier ni dernier. L'arrivant qui n'avait pas le bonheur d'être écuyer, à la question du prince, Êtes-vous gentilhomme? répondait: Non, monseigneur. Le prince disait alors: Vous êtes digne de l'être.[Retour au Texte Principal]
Note 66: La proportion serait bien plus faible aujourd'hui et depuis la restauration; il suffit d'avoir été et de s'être dit attaché à la cause royale pour se dire noble et pour prendre des titres.[Retour au Texte Principal]
Note 67: Chérin, généalogiste des ordres du roi. Discours sur la noblesse, en tête de l'abrégé chronologique des lois concernant le fait de noblesse. Cet ouvrage a été publié en 1788.[Retour au Texte Principal]
Note 68: Préambule de l'édit de 1600 concernant les tailles.[Retour au Texte Principal]
Note 69: Depuis long-temps les Français n'étaient plus distingués dans les solennités législatives ni dans les lois en nobles et roturiers. Le mot de roturiers désignait les cultivateurs qui rompaient la terre, de rumpere; roture de ruptura. Les lois et ordonnances disaient les nobles et les non-nobles. Sous le règne de François Ier, il existait une distinction bien reconnue entre différentes classes du tiers-état. Guillaume Budée, secrétaire du roi[69A], protégé de François Ier, Tiraqueau, conseiller au parlement de Paris, dans son Traité de Nobilitate[69B] en 1553; Chassenaux ou Chassanée, premier président au parlement d'Aix, in Consuetudines Burgundiæ[69C], en 1540, ont marqué précisément les différences alors établies dans le tiers-état. «Les uns étaient honorables, les autres vulgaires, et les derniers réputés vils et abjects.
«Les honorables étaient ceux dont les vacations s'élevaient au-dessus du commun. L. legitimas, ff. de legit tutor. Et ceux-là parvenaient aux premières charges des villes et possédaient souvent des dignités personnelles ou réelles.