Caquet-bon-bec, la poule à ma tante.
On appelle ainsi une cajoleuse, une enjoleuse.
M. de Walckenaer croit que l’expression vraiment comique de caquet-bon-bec est de l’invention de La Fontaine, qui dit en parlant de la pie dans la fable 11 du livre XII;
Caquet-bon-bec alors de jaser au plus dru.
Mais il se trompe, puisque le dicton dont elle fait partie se trouve dans les Curiosités françaises d’Antoine Oudin, recueil imprimé en 1640, c’est-à-dire 54 ans avant le douzième livre des fables, qui ne parut qu’en 1694.
Ce dicton a fourni à M. de Junquières le titre d’un poëme badin qui est d’une lecture agréable.
Tenir quelqu’un le bec dans l’eau.
Le tenir dans l’incertitude, en différant de prendre une détermination sur une affaire qui l’intéresse, l’amuser par de vaines espérances. C’est comme si l’on disait le tantaliser, car cette expression est évidemment une allusion au supplice de Tantale, que les poëtes représentent plongé jusqu’au menton dans un étang dont l’eau, échappant sans cesse à ses lèvres desséchées, l’empêche d’apaiser la soif brûlante qui le dévore.
Passer la plume par le bec à quelqu’un.
Le frustrer des espérances qu’on lui a données; le prendre pour dupe ou pour jouet.