L’abbé Tuet croit que cette expression est venue d’un proverbe grec qu’Apulée attribue à Pythagore, et qu’il rapporte traduit ainsi en latin dans sa première apologie: Non e quovis ligno fiat Mercurius.

De tout bois, comme on dit, Mercure, on me façonne.

(Regnier.)

Un tronc de figuier suffisait pour faire la statue d’un dieu aussi grossier que Priape; mais il fallait un bois plus précieux pour celle de Mercure, le dieu des beaux-arts.

Porter bien son bois.

Se tenir bien droit en marchant, avoir un maintien, un port distingué. Cette locution figurée s’employa primitivement au propre, en parlant d’un homme d’armes qui portait avec grâce sa pique ou sa lance qu’on nommait bois. Montaigne a dit (liv. I, chap. 33): Rompre un bois, pour rompre une lance.

BOISSEAU.Il ne faut pas cacher la lumière sous le boisseau.

Il ne faut pas laisser inutiles les talents dont on est doué. Proverbe pris des paroles de l’Évangile selon saint Marc (ch. 4, v. 21), Numquid venit lucerna ut sub modio ponatur vel sub lecto.

On disait à un homme modeste: Il y a des fentes au boisseau sous lequel se cachent les vertus.

BOISSON.Il est de l’ordre de la boisson.