On se rappelle volontiers les goûts, les penchants de sa jeunesse; on revient facilement à d’anciennes habitudes. Le Duchat dit que ce proverbe est venu d’un ami de la bouteille, nommé Robin, qui, n’osant plus, à cause de la goutte dont il était tourmenté, boire dans de grands verres appelés flûtes, ne pouvait cependant en perdre le souvenir[47].
FLÛTEUR.—Les flûteurs d’Orléans.
M. Fétis dit qu’il y avait à Orléans, sous le règne de François Ier et de Henri II, des flûteurs qui jouaient de la flûte à neuf trous. Mais la célébrité proverbiale des flûteurs d’Orléans date d’une époque plus reculée. Martial d’Auvergne en a parlé.
FOI.—Par ma foi.
Ce juron fut d’un grand usage et d’une grande valeur dans les temps où l’on se battait en France pour la foi. Aujourd’hui, il est à peu près insignifiant.
Foi de gentilhomme, un autre gage vaut mieux.
Les anciens gentilshommes ne se piquaient pas de tenir les promesses qu’ils fesaient aux vilains, et les vilains, fatigués d’être dupes de ces promesses, y attachaient fort peu de valeur. De là ce proverbe, où la franche défiance des derniers accuse la foi suspecte des premiers.
FOIRE.—La foire n’est pas sur le pont.
Il n’est pas nécessaire de tant se presser.—Locution fondée sur une ancienne coutume autorisant les petits marchands, après la clôture d’une foire, à continuer leur vente, pendant une demi-journée ou une journée entière, dans un quartier particulier, ordinairement près d’un pont et sur le pont même.
FOIREUX.—Les foireux de Blois.