Fleury de Bellingen donne cette explication: «Passer le temps, comme on dit, à compter les étoiles et tomber dans les misères en négligeant les affaires importantes, ainsi que cet astrologue qui, la vue fixée sur le ciel, ne prenait pas garde à la fosse qui était devant lui et y tomba.»

Faire des almanachs s’emploie aujourd’hui le plus souvent pour signifier faire des pronostics en l’air, se remplir la tête d’idées fausses, d’imaginations extravagantes. On dit aussi dans le même sens qu’un homme est un faiseur d’almanachs.

Prendre des almanachs de quelqu’un.

On dit à un homme qui a prédit juste ce qui devait arriver dans une affaire, qu’une autre fois on prendra de ses almanachs, pour signifier qu’on suivra ses conseils ou qu’on ajoutera foi à ses prédictions.

ALOUETTE.Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec.

Ce proverbe, qu’on applique à un fainéant qui ne veut se donner aucune peine pour gagner sa vie, n’est point venu, comme le pense l’abbé Tuet, d’une allusion à la manne qui tombait du ciel pour nourrir les Israélites: il est fondé sur une tradition de l’âge d’or qu’on a fait revivre dans celle du pays de Cocagne. Voyez l’article sur cette expression, et vous y trouverez un fragment d’un poète grec où il est dit que, pendant l’âge d’or, les grives toutes rôties volaient dans les bouches que l’appétit fesait ouvrir.

On trouve dans les prophéties de Nahum, ch. 3: Fici cadunt in os comedentis.

Si le ciel tombait il y aurait bien des alouettes prises.

Réponse proverbiale qu’on fait pour se moquer d’une supposition absurde par une autre plus absurde: