C’est un petit-maître.

Expression qu’on applique à un jeune homme qui se fait remarquer par une élégance recherchée dans sa parure, par des manières libres et un ton avantageux auprès des femmes.—Elle fut introduite, dit-on, à l’époque où le duc de Mazarin fut nommé grand-maître de l’artillerie. C’était l’homme le plus galant de son siècle. A peine avait-il quitté ses drapeaux, qu’il venait déposer ses lauriers et son cœur aux pieds des belles. Ses officiers s’efforçaient de copier toutes ses manières, mais ce n’était que des minauderies en comparaison, et par comparaison on les appella petits-maîtres.—Suivant une autre opinion, cette dénomination fut imaginée, sous la régence d’Anne d’Autriche, pour désigner le prince de Condé, le prince de Conti, le duc de Longueville, le duc de Beaufort et quelques autres jeunes seigneurs qui prétendaient enlever l’autorité au cardinal de Mazarin, faire la loi en matière de politique, comme ils la fesaient en matière de modes, en un mot, être les maîtres. On sait que cette prétention fit naître la guerre de la Fronde.

MAL.Le mal retourne à celui qui le fait.

Dieu prend la protection des faibles, il fait réagir contre les méchants les maux qu’ils font aux hommes.—In insidiis suis capientur iniqui. Les méchants seront pris dans leurs propres piéges. (Salomon, Prov., ch. XI, v. 6.)

Ne nous plaignons pas du mal, il vient de Dieu.

Supportons sans nous plaindre les afflictions que Dieu nous envoie.—Proverbe tiré de l’Ecclésiastique, ch. xi, v. 14: Bona et mala... à Deo sunt: les biens et les maux... viennent de Dieu.

Dieu est l’auteur du mal qui punit, mais non de celui qui souille, dit saint Thomas. Ainsi le mal qu’il envoie ne peut être qu’un remède ou une expiation des fautes des hommes. Double raison pour le supporter patiemment.

MALENCONTRE.Qui se soucie, malencontre lui vient.

Le souci ne sert qu’à rendre plus malheureux celui qui s’y livre. Il lui crée de nouveaux maux, dit le Hava-mal des Scandinaves.