Proverbe tiré de ce passage de l’Ecclésiastique (ch. 12, v. 9): In bonis viri, immici illius in tristitia, in malitia illius amicus agnitus est: quand un homme est heureux, ses ennemis sont tristes, et quand il est malheureux, on connaît quel est son ami.
Amicus certus in re incertâ cernitur. (Ennius.)
La bonté du cheval se connaît à la guerre, et la fidélité de l’ami dans la mauvaise fortune. (Plutarque.)
Le faux ami ressemble à l’ombre d’un cadran.
Cette ombre se montre lorsque le soleil brille, et elle n’est plus visible quand il est voilé par les nuages.
Les anciens comparaient les faux amis aux hirondelles, qui paraissent dans la belle saison et disparaissent dans la mauvaise.
Donec eris felix, multos numerabis amicos
Tempora si fuerent nubila, solus eris. (Ovide, élég. 5.)
(Tant que vous serez heureux, vous aurez des amis; mais si la fortune vous devient contraire, ils vous laisseront seul.)
Nous avons encore une comparaison proverbiale qui a inspiré cet ingénieux quatrain à Mermet, poëte du seizième siècle:
Les amis de l’heure présente
Ont le naturel du melon:
Il faut en essayer cinquante
Avant d’en trouver un de bon.