«Ne vous en rapportez qu’à vos propres yeux, et ne vous fiez jamais à ce qu’on vous redira. Nos yeux sont toujours à nous; mais nos oreilles appartiennent aux autres. Le premier de ces organes ne peut guère nous tromper; le second peut à chaque instant nous induire en erreur, et nous faire commettre d’irréparables fautes.» (Madame Campan.)

Pendants d’oreilles.

Henri Estienne, dans son livre intitulé: deux Dialogues du langage français, italianisé et autrement déguisé, nous apprend qu’on appelait autrefois pendants d’oreilles les gens obséquieux qu’on voit toujours pendus aux oreilles des grands. Ce sobriquet, dont on peut faire l’application dans tous les temps, mérite d’être conservé. Il n’y a pas de mot qui peigne mieux la chose.

ORGUEIL.Lorsque orgueil va devant, honte et dommage le suivent.

Philippe de Commines nous apprend que Louis XI, qui était, dit-il, humble en paroles et en habits, et naturellement ami des gens de moyen état, se servait de ce proverbe pour répondre aux reproches qu’on lui fesait de ne pas assez garder sa dignité.

Ubi fuerit superbia, ibi erit et contumelia (Salomon, Parab. c. XI, v. 2). Où sera l’orgueil, là aussi sera la confusion.

L’orgueil précède les chutes.

Proverbe tiré de l’Écriture sainte.—Les Basques disent: Urguluac cerura abia-eta, io seguin ifernura. L’orgueilleux ayant pris son vol vers le ciel, alla tomber aux enfers.

ORME.Attendez-moi sous l’orme.