Septheurier est un mot dont on se servait autrefois au palais pour désigner un avocat qui plaidait à l’audience de sept heures. Le peuple s’imagina que cet avocat parlait pendant sept heures, et de là vint l’expression proverbiale dont on fait l’application à un discoureur qui ne se pique pas de brièveté.
SERVITEUR.—Je suis votre serviteur.
Formule de civilité dont on se sert en saluant quelqu’un ou en terminant une lettre. Comme cette formule ne tire point à conséquence depuis que les mœurs féodales qui la firent naître n’existent plus, on a pris l’habitude de l’employer ironiquement dans la conversation pour dire: Je suis d’un avis opposé; ne comptez pas sur moi.—Mercier l’a placée très heureusement dans ce distique improvisé, le jour même où Napoléon se fit couronner empereur.
Du grand Napoléon j’étais l’admirateur,
Il me dit son sujet.—Je suis son serviteur.
SEUL.—Quand on est seul on devient nécessaire.
Pour dire qu’un homme à qui on n’oppose aucune espèce de concurrence est sûr de voir tout le monde recourir à lui, et se soumettre à ses conditions.
SIÉGE.—Son siége est fait.
L’abbé de Vertot, chargé de composer l’histoire de l’ordre de Malte, écrivit à un chevalier de cet ordre pour lui demander des renseignements précis sur le fameux siége de Rhodes. Ces renseignements s’étant fait longtemps attendre, il n’en continua pas moins son travail, qui était fini, lorsqu’ils arrivèrent. La conscience de l’auteur ne se trouva pas du tout gênée par les points de désaccord qui existaient entre son récit et la vérité. Il se contenta de répondre à son correspondant: Mon siége est fait; mot qui passa en proverbe, pour exprimer qu’on veut persister dans son idée, se tenir au parti qu’on a pris, quoique l’on en sente l’erreur.
SIEN.—A chacun le sien ce n’est pas trop.