AN.Je m’en moque comme de l’an quarante.

On croyait beaucoup à la fin du monde, dans le commencement du onzième siècle. C’était une opinion alors universellement répandue que les mille ans et plus qu’on prétendait assignés par Jésus-Christ lui-même comme terme à son église et à la société entière, devaient expirer en l’an quarante de ce siècle. La peur avait gagné tous les esprits. Les pécheurs se convertissaient en foule, et chacun parlait de se faire ermite. Mais lorsque celle époque si redoutable fut passée, on changea de langage, et l’on dit Je m’en moque comme de l’an quarante, expression qui est encore usitée en parlant d’une chose qui ne doit inspirer aucune crainte.

ANE.Un âne en gratte un autre.

Asinus asinum fricat.

On voit quelquefois deux ânes se mettre l’un contre l’autre et se frotter pour apaiser les démangeaisons de leur peau. De là ce proverbe qui s’emploie au figuré, en parlant de deux sots qui échangent entre eux des compliments ou des éloges.

L’âne de la communauté

Est toujours le plus mal bâté.

Pour dire qu’on néglige communément ce que l’on possède en commun: Communiter negligitur quod communiter possidetur.

L’âne de la montagne porte le vin et boit de l’eau.