--Seigneur Dieu! fit madame D'Aucheron, la révolte dans une âme que je me suis efforcée de rendre angélique.
--Pardon, fit Léontine, je ne voulais pas oublier le respect que je vous dois.
Elle se mit à regarder jouer les flammes légères du foyer qui s'élançaient en flèches ardentes vers la cheminée; son âme aussi, dans ses brûlantes aspirations, s'élançait vers un avenir encore rempli de ténèbres.
Ce fut en ce moment que la Longue chevelure se présenta. Il s'aperçut qu'il arrivait un peu trop tôt ou un peu trop tard. Il y avait du mécontentement sur les figures, de la gêne dans les manières.
--Nous sommes heureux de vous voir, lui dit monsieur D'Aucheron.
--Ce n'est pas sûr, cela, pensa le sioux.
Quelques instants après, mademoiselle D'Aucheron, priant le visiteur d'être indulgent, lui dit qu'elle devait sortir. On l'attendait: elle était en retard déjà.
Vilbertin survint. Il parut regretter l'absence de Léontine.
Il n'était pas gêné avec D'Aucheron, le gros notaire; avec personne. Au reste, il était le plus intime ami de la maison. Il amena la causerie sur le mariage de mademoiselle D'Aucheron.
La présence du sioux ne comptait point à ses yeux....