--Pars-tu encore?
--Eo ad.... forestam.... Je m'en vais dans les bois.
--Tu devais n'y plus retourner?
--J'ai changé d'idée....changeavi....
--Entrons, nous causerons de cela en mangeant la soupe.
Ils entrèrent. Noémie déposa un baiser sur le front de son mari, qui lui en rendit deux, et l'un et l'autre se penchèrent sur le berceau de l'enfant qui souriait en dormant, parce que, sans doute, son jeune esprit jouait avec les anges gardiens de la maison.
Le feu pétillait dans l'âtre et la flamme enveloppait la marmite pleine de soupe au lard. L'ex-élève s'approcha de la cheminée, comme s'il eut eu froid, et regarda, d'un oeil pensif, les étincelles du foyer.
--Vous paraissez triste, Paul, dit la jeune femme, à quoi pensez-vous donc?
--Que vous êtes heureux, vous autres! répondit l'ex-élève.
--Marie-toi, reprit Djos, prends une gentille petite femme comme la mienne, et tu seras heureux.