—Je rends grâces à votre politesse!

—Rendez grâces à votre mère aussi. Elle a prié pour votre bonheur. J'ai joint mes prières aux siennes. Nous voudrions vous savoir heureux.

—Ne le suis-je pas?

—Croyez-vous l'être?

—Avez-vous tant pitié de moi?

—Ciel, oui, j'ai pitié de vous!

—Vous avez donc perdu de vos illusions sur moi, si tant est que vous ayez jamais eu de ces illusions.

—J'attendais de vous moins de réserve et moins de sérieux. Vous êtes de ces jeunes gens de qui M. Beyle dit qu'à vingt ans ils songent à se faire une opinion sur la conversion de la rente.

—M. Beyle a bien de l'esprit. Mais j'entends mal les raisons pour lesquelles il ne sied pas de se faire, de bonne heure, une opinion sur l'état de la rente.

—Cela suffirait-il à vous contenter, si vous ne recherchiez l'occasion d'affronter généreusement des périls certains?