Et voici Norette, coiffée de corail, en costume de fée Océane, qui me prend par la main, me conduit dans l'immense ville, me montre son palais, ses trésors...

Toujours des rêves, toujours des trésors, et toujours Norette!

Un choc interrompt mon léger sommeil.

La barque a heurté le rocher, quelqu'un a sauté dans la barque.

Je me dresse, je reconnais Norette qui me fuyait depuis huit jours et qui me cherche maintenant.

Ganteaume l'accompagne, il détache l'amarre.

—«Viens, Ganteaume, tu rameras.»

Puis, s'adressant à moi:

—«Nous serons mieux au large, plus seuls, j'ai des choses graves à vous confier.»

Je me sentis rougir, et n'aurais pu dire pourquoi! en écoutant sa voix émue, en subissant le long regard de ses beaux yeux voilés moins de courroux que de tristesse.