A mon frère, à mon père. Tous deux sont morts et j'ai récupéré cet argent.
Maintenant, je suis libre et déliée et toute seule dans ce vaste univers!
Unique et absolument seule.
LOUIS, amer.—Il y a la patrie là-bas.
LUMÎR—Sans père, sans patrie, sans Dieu, sans lien, sans bien, sans avenir, sans amour!
Rien autour de moi que la pluie sempiternelle, ou ce soleil blanc plus effrayant que la mort,
Qui ne me montre rien autour de moi que des figures aussi vaines que le sable, un peuple d'ombres nulles.
Le torrent qui passe et personne absolument de qui je sois connue,
Rien que la rumeur éternelle de ces bouches sans aucun sens qui parlent en une langue étrangère.
LOUIS—Lumîr, je t'ai aimée autrefois et je sais que tu le savais.