PENSÉE.—Est-ce qu'il n'y pas un chemin avec patience vers cette lumière que vous dites? quelque passage?
ORIAN.—Pensée, je suis capable d'obstination, mais non pas de patience, et de mille coups de tous côtés, mais non pas de méthode, et de désir, mais non pas d'intelligence, de désir, mais non pas de résignation.
Ainsi l'absurde papillon, cette chose palpitante et dégoûtante, le papillon qui n'est qu'un sale ver avec des ailes énormes, aussi inconsistant que de l'haleine,
Et qui ne sait rien que de se jeter, de se rejeter, et se rejeter stupidement, et se jeter encore de toutes ses forces misérables
Contre le globe de la lampe, et qui, quand il s'interrompt, il est comme mort, quelque chose de rampant,
Quelque chose d'immonde et de rampant que l'on ne saurait toucher.
PENSÉE.—Ainsi quand mon père me parlait,—et vous ne savez à quel point il est capable d'enthousiasme à ses heures—,
De ce temps où nous vivons, de ces grandes et admirables inventions qui rendent une chose si belle de vivre dans le temps où nous sommes, de ces merveilles inouïes, disait-il, le chemin de fer, les câbles sous-marins,
De l'empire que l'homme établit sur toute la nature, du progrès qui balaye les vieilles superstitions, et de ces années devant nous qui assurent le triomphe de la raison et de la connaissance et du bien-être général,
Oui, ce sont les expressions dont il se sert,...