SYGNE.—C'est vous qui m'avez instruite et ne me disiez-vous pas que le Pape près de périr, Dieu chaque fois l'a sauvé?
MONSIEUR BADILON.—Jamais sans le secours de quelque homme et sans sa bonne volonté.
SYGNE.—Je vis toute seule ici et ne sais rien de la politique.
MONSIEUR BADILON.—Mais vous voyez au moins que c'est l'heure du Prince de ce monde, et Pierre lui-même est entre les mains de Napoléon.
Qui l'empêche de façonner un autre pape, comme ces empereurs de ténèbres jadis, ou de le tirer de Rome.
Comme les anciens rois de France afin de l'avoir à eux?
Voici le dernier désordre! Voici le cœur dérangé de sa place!
Ah, nous ne sommes pas seuls ici! Ame pénitente, vierge, voyez ce peuple immense qui nous entoure,
Les esprits bienheureux dans le ciel, les pécheurs sont sous nos pieds,
Et les myriades humaines l'une sur l'autre, attendent votre résolution!