GEORGES.—Ce serviteur du tyran, est-ce lui qui mesure le Roi?

SYGNE.—Tout ce qui est d'un homme seul, l'Empereur vient de l'épuiser pour toujours.

GEORGES.—Adieu donc, ô Roi que j'ai servi, image de Dieu!

Le Roi pas plus que Dieu n'acceptant de limitation que sa propre essence.

Tout homme dès sa naissance recevait le monarque au-dessus de lui éternellement à sa place par lui-même,

Afin qu'il apprît aussitôt que nul n'existe pour lui seul, mais pour un autre, et qu'il eût ce chef inné.

Et maintenant, O Roi, à cette conclusion de ma vie,

De cette main qui a combattu pour toi, c'est moi qui m'en vais signer ta déchéance.

SYGNE.—Réjouis-toi parce que tes yeux vont voir ce que ton cœur désirait.

GEORGES.—Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre,