Non point comme deux époux qui s'enracinent l'un à l'autre,
Mais prends ma main puisque tu ne me vois plus, ô frère, je suis restée la même! et mon autre main est liée à la chaîne de tous mes morts.
O Georges, que veux-tu faire ici? Voici assez longtemps que nous sommes à charge aux hommes.
Voici assez longtemps que nous les obligeons durement à vivre non pas pour eux mais pour nous, comme nous-mêmes pour le Roi et pour Dieu.
Maintenant chacun s'en va vivre pour soi-même à son aise et il n'y aura plus de Dieu ni de Seigneur.
La terre est grande, que chacun y aille de son côté, voici les hommes libres à la manière des animaux.
Mais nous, est-ce que nous avons souci d'être libres? il n'y a point de liberté pour un gentilhomme.
Ou égaux?
Ou frères, et il n'y aura plus de Nom ni de famille, toi seul es mon frère!
GEORGES.—Vous n'êtes plus ma sœur.