COUFONTAINE.—Il faut vous séparer de moi et faire votre propre bonheur.
SYGNE.—C'est moi maintenant qui vous tiens la main, comme vous teniez la mienne ce matin de Prairial.
COUFONTAINE.—Vous êtes jeune, vous êtes riche et la vie est belle devant vous.
SYGNE.—C'est ce que chantaient les cloches le jour de votre mariage.
COUFONTAINE.—Ce n'est pas le chant que j'ai entendu.
SYGNE.—Je connais que vous avez reçu le sacrement, ne croyant pas.
COUFONTAINE.—Je ne croyais pas. Je savais tout d'avance.
Mais j'étais prisonnier comme un qui ne peut pas faire autre.
SYGNE.—La pauvre enfant aussi vous aimait.
COUFONTAINE.—J'étais comme le mineur qui sort pour un moment de ses sapes et qui s'aperçoit qu'on en est tout de même au mois d'avril.