César est d'un côté, mais j'ai pris l'homme de Dieu pour nous.
—Maintenant laissez-nous, car nous avons à parler.
(Elle sort)
[1] Elle parle d'une voix claire et mélodieuse, avec quelques notes d'une sonorité étrange et presque pénible.
[2] Il parle sans hâte, d'une voix toujours égale et un peu basse, et comme mesurée.
SCÈNE II
Un serviteur a ouvert les volets et la pièce tout entière apparaît. Le petit jour.
Il fait grand vent et il pleut à verse. La pluie flaquée avec violence ruisselle sur les carreaux. De grands arbres dont les branches touchent presque les fenêtres assombrissent la pièce. On entend par intervalle le cri âpre d'une girouette rouillée. Un chien au poil hérissé est couché devant la porte d'entrée.
Soudain un panneau de la bibliothèque s'écarte, découvrant pendant un moment l'ouverture d'une porte secrète. On aperçoit dans le fond la flamme d'un cierge et le coin d'un autel couvert de sa nappe avec le Missel. Entre un vieillard en soutane noire, la tête coiffée d'une calotte blanche.