COUFONTAINE.—J'ai un chapelet dans mon cœur à dire quand je ne dors pas, grain par grain,
Les têtes coupées de mon père et de ma mère et de tous les miens.
Nous survivons seuls, Sygne et moi.
LE PAPE PIE.—Quelle est donc votre nuit où vous avez de telles lumières brillantes?
COUFONTAINE.—Elles nous montrent le terme et non pas le chemin.
LE PAPE PIE.—Ne vous mettez pas en peine de beaucoup de choses quand une seule suffit,
Considérant ces beaux lys du ciel qui ne travaillent ni ne filent.
COUFONTAINE.—Ceux de la terre sont-ils fanés pour toujours?
LE PAPE PIE.—La terre le sait qui garde le caïeu.
COUFONTAINE.—Mais moi, tant que je suis vivant, il me faut bien que je travaille et file mon fil,