[63] Bibl. Arsenal Mss. 10016 (Arch. Bastille). Rapport du policier Le Clerc au lieutenant général de police, 20 août (?) «Etant à Tours, je fus à Veretz, château situé sur le Cher. S. A. S. Mᵐᵉ la P(rincesse) de C(onti), deuxième douairière, y était. Par respect, je n’oserai dire ce que les habitants du pays disent de cette P(rincesse)» et du d(uc) d’Aiguillon.»

[64] Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. X, pp. 247 et suiv. (1895-1896). Bibliothèque de Tours, Mss. 963.

[65] Nous signalons une très complète Histoire du château de Veretz et de ses environs, par l’abbé Bossebœuf (Tours, 1903, in-4º), histoire dont certains documents, inédits, appartiennent à l’époque révolutionnaire. Nous en donnons plus loin les intitulés.

[66] Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon, p. 32.

[67] Marcel Marion. La Bretagne et le duc d’Aiguillon, p. 417.

[68] Moreau. Mes Souvenirs, t. II, pp. 54 et suiv.

[69] «Mais voilà de l’écriture de M. de La Chalotais!» s’était écrié Calonne, quand Saint-Florentin lui avait présenté les lettres anonymes (Mém. du ministère d’Aiguillon, pp. 5 et suiv.). Honnête prétexte! Le véritable motif des poursuites, c’était l’assistance que La Chalotais, agent du roi, prêtait aux revendications du Parlement de Bretagne.

[70] Sa première prison fut le château du Taureau près de Morlaix. Ce fut à Saint-Malo qu’il écrivit, les 15 janvier et 17 février 1766, ses deux premiers Mémoires. Ceux de Brissot (Paris, 1830, t. I, p. 158) nous édifient sur la métaphore quelque peu prudhommesque de Voltaire: «L’histoire de ces pages écrites avec de la suie, au fond d’un cachot, sur des enveloppes de pain de sucre, m’avait toujours paru bien romanesque. Mᵐᵉ Lem (attachée au Parlement et qui avait beaucoup vécu chez M. de La Chalotais) m’a révélé que c’était elle qui avait fait passer à La Chalotais, dans le château du Taureau, ce fameux Mémoire, qu’il a prétendu avoir composé et écrit avec un cure-dents.»

[71] Mém. du minist. d’Aiguillon, p. 347.

[72] Lemoy. Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal au XVIIIᵉ siècle. Angers, 1909, p. 382.