[206] Corresp. Du Deffand (édit. Sainte-Aulaire). 15 avril, t. I, p. 402.

[207] Elle a, du reste, laissé de celle qu’elle appelait son amie ce peu gracieux portrait:

«Sa bouche est enfoncée, son nez de travers, son regard fol et hardi. Malgré cela elle est belle. L’éclat de son teint l’emporte sur l’irrégularité de ses traits. Sa taille est grossière; sa gorge, ses bras sont énormes... Son esprit a beaucoup de rapports à sa figure: il est pour ainsi dire aussi mal dessiné que son visage et aussi éclatant: l’abondance, l’activité, l’impétuosité sont ses qualités dominantes. Sans goût, sans grâce et sans justesse, elle étonne, elle surprend, mais elle ne plaît ni n’intéresse; sa physionomie n’a nulle expression. Tout ce qu’elle dit sort d’une imagination déréglée. C’est quelquefois un prophète, un démon agité, qui ne prévoit, ni n’a le choix de ce qu’il va dire.»

[208] Foisset. Le Président de Brosses (Paris 1842), p. 287.

[209] AN.T 243. 24 mai 1771.

[210] Claude Saint André. Mᵐᵉ Du Barry, pp. 99 et suiv. On avait surnommé Chon, la sœur de Du Barry le Roué, cette laide et intelligente personne «légèrement boiteuse, légèrement bossue» disent les Goncourt.

[211] Chamfort. Œuvres (1851), p. 68.—Sénac de Meilhan (loco citato, p. 337) raconte l’anecdote à peu près dans les mêmes termes avec cette variante que d’Aiguillon avait fait la leçon à la comtesse et qu’elle devait interpréter le silence, toujours obstiné du prince, par le proverbe: «Qui ne dit mot, consent.»

[212] Nous trouvons le mot dans une lettre de Marie-Antoinette à sa mère (D’Arneth. Correspondance de M.-Thérèse et de M.-Antoinette, 1865, p. 37, 13 septembre 1771).

[213] Goncourt. La Du Barry, p. 116. «Ce furent quelques mois de terreur», disent les Goncourt, en parlant des exécutions ordonnées par le nouveau ministre dans les rangs ennemis. N’est-ce pas, hélas! l’histoire de tous les changements de ministère. «Il ressemble au méchant génie des Mille et une Nuits» écrit Mᵐᵉ de Choiseul du concurrent heureux de son mari (Lettre à Mᵐᵉ Du Deffand, 11 septembre 1771, édit. Sainte-Aulaire).

[214] Comtesse d’Armaillé. La comtesse d’Egmont, Paris, 1898, pp. 29 et suiv.