[439] Bulletin du Bibliophile, année 1882.

[440] Cette lettre, si importante, appartient aux archives Chabrillan: elle est assez difficile à déchiffrer; et plusieurs mots nous en sont restés peu intelligibles.

[441] Le maréchal comte de Muy avait succédé à d’Aiguillon comme ministre de la guerre. C’était un honnête homme et un ami de Maurepas.

[442] L’abbé Jacques de Vermond était alors lecteur de la reine. C’était, nous l’avons dit, un surveillant, que, sur l’indication de M. Argenteau, Marie-Thérèse avait donné à la Dauphine. Le Dauphin ne l’aimait pas. Vermond reprit faveur à l’affaire du Collier.

[443] Sa situation était fortement battue en brèche. Et le comte de Provence, tout le premier, lui décochait, le 1ᵉʳ avril 1776, sous le voile de l’anonyme, un terrible pamphlet intitulé le Songe de M. de Maurepas, ou les Machines du gouvernement français, ou encore les Mannequins (Louis XVI était le premier de tous), qui daubait vigoureusement sur le ministre, sa femme et l’abbé de Véri. L’appréciation de la duchesse d’Aiguillon (p. 281) ne manquait donc pas d’à-propos sur ce f... ministère, comme l’appelait Malesherbes, d’après les Souvenirs de Moreau.

[444] Peut-être bien l’abbé de Véri, ou l’évêque Desnos.

[445] Lettre du 22 mars 1776.

[446] AN.T 243. Lettre du 5 avril.

[447] AN.T 243. Lettre du 12 avril.

[448] Archives Chabrillan. Lettre du 3 août 1775. La Vrillière, à moitié gâteux, ne pouvait se résoudre à quitter sa place, malgré que Maurepas l’eût averti qu’il était temps de partir. Il fallut que le roi lui dise brutalement: «Oui, Monsieur, je trouve bon que vous songiez à votre retraite». Une pension de 60.000 livres le consola de sa démission forcée. (Mⁱˢ de Ségur. Au couchant de la monarchie, p. 247.)