Toutes les distances ayant été repérées, les compagnons du commandant étaient certains que leur feu donnerait tout son effet utile.

Cependant, sous bois, le combat s'affirmait.

Des détonations retentissaient à intervalles plus ou moins longs.

Le son se rapprochait.

Evidemment la patrouille s'était heurtée à des forces supérieures, et elle battait en retraite.

Les yeux fixés sur la lisière du fourré, le commandant attendait.

Son âme était avec les braves gens qui, sous le couvert, combattaient pour la grandeur française.

Une anxiété poignante se lisait dans son regard.

Il se demandait combien déjà étaient tombés sous les coups des noirs.

Il se représentait les blessés, restant en arrière, saisis par les guerriers sauvages, achevés à coups de sagaies, décapités.