L'agent anglais s'approcha de lui, et, employant le français, non sans certaines syllabes gutturales qui trahissaient sa nationalité.

—Bonjour, brave soldat, dit-il.

Le Ouolof le toisa et, dans son patois naïf:

—Bonjour, toi, pékin. Toi, bonne tête tout plein. Toi dire où Mohamed trouver eau-de-vie?

A cette question, le visage de Bright s'épanouit; d'un buveur, on tire toujours peu ou prou de renseignements.

—Tu veux de l'eau-de-vie?

—Oui, toi dire où?

—Chez moi.

—Toi mercanti alors?

—Non, mais ami des soldats français. Si tu veux m'accompagner, je t'offrirai du cognac et remplirai ta gourde.