»—Pardonnez-moi, papa, sa figure est très-bien, et sa taille supérieurement proportionnée.

»—Oui, il est fort bien fait,» dit madame Chopard, «on ne peut pas en disconvenir.

»—Et il a une démarche magnifique!» dit M. Chopard.

«—Mais enfin, papa, il faut qu'il s'explique... qu'il revienne: je ne peux pas rester comme ça, moi, je suis dans une fausse position.

»—Notre fille a raison, monsieur Chopard, sa position n'est pas tenable...—Parbleu! je le crois bien, elle ne sait sur quel pied danser, cette chère enfant. Alors, moi, je crois qu'il faut... Qu'est-ce qu'il faudrait faire, alors?

»—Mon père, il faut d'abord aller trouver M. Bellequeue, lui apprendre quelle est la conduite de son filleul, et le prier d'aller voir M. Jean, afin de le faire s'expliquer sur ses intentions... ultérieures.

»—Tu as raison... il faut qu'il s'explique sur ses intentions ultérieures... n'est-ce pas?... Tiens, ultérieures... ça fait presque un calembourg!... Mais à propos, Bellequeue a la goutte, et ne marche pas encore bien.—Eh bien! mon père, il prendra une voiture, voilà tout!—C'est juste!... il prendra une voiture... Elle a réponse à tout, cette chère enfant... Va, ma fille, si tu n'épousais pas Jean Durand, tu trouverais bien des hommes qui seraient trop heureux...—Oui, mon père, mais c'est M. Jean que je veux épouser.

»—Alors, tu l'épouseras, ma fille,» dit madame Chopard, et M. Chopard répète en retournant chez Bellequeue: «C'est tout simple... puisqu'elle en veut, il est clair qu'il faut qu'il l'épouse.

CHAPITRE XX.

JEAN EN GRANDE SOIRÉE.