| Xylaire polymorphe | Xylaire hypoxyle |
| Xylaria polymorpha (bas) | Xylaria hypoxylon (haut) |
| Non comestibles | |
Xylaire polymorphe.—Xylaria polymorpha.
Le botaniste qui rencontre pour la première fois cette singulière production a peine à croire qu’il se trouve en présence d’un champignon.
Figurez-vous, sur une souche plus ou moins décomposée, une masse noirâtre résultant d’un assemblage de tubercules irréguliers, digités ou spatules; les uns sont renflés, bosselés, contournés et terminés par une sorte de pied court, beaucoup plus mince, d’autres sont plus allongés, ovoïdes ou digités, également pédicellés; mais tous présentent la même teinte brune noirâtre et une surface rugueuse. Si l’on fait une section longitudinale de l’un d’eux, on trouve que ces clavules sont remplies d’une chair blanche assez tendre et comme un peu veinée. En examinant la coupe avec plus d’attention, on remarque sur toute la périphérie de la section, de petits points brunâtres régulièrement disposés. Ce sont autant de périthèces ou conceptacles qui renferment les organes de la reproduction.
Chaque périthèce ou conceptacle contient de nombreuses thèques à 8 spores ovales ou arrondies.
Le nom de polymorphe lui vient de la diversité des formes que peut affecter ce champignon, que l’on trouve toute l’année sur les souches en voie de décomposition.
Non vénéneux, mais non comestible en raison de sa constitution. Il fait partie, comme le précédent, du groupe des Pyrénomycètes.