Si nous examinons chaque groupe en particulier, nous verrons qu’ils peuvent se subdiviser à leur tour en sous-groupes, qui seront susceptibles eux-mêmes de former des ensembles plus circonscrits, que nous nommerons familles. Puis ces familles seront le résultat de la réunion d’un certain nombre de genres, lesquels renfermeront les espèces. Le [tableau I] résume les principaux caractères de ces groupes.
Nous examinerons tout premièrement les Basidiomycètes, et nous verrons dans le [tableau II], que ce groupe comprend les Hyménomycètes, les Gastéromycètes, les Ustilaginées et les Urédinées.
Si nous agissons de même pour ces sous-groupes, nous verrons que les Hyménomycètes renferment les familles ci-après désignées: les Agaricinées, les Polyporées, les Hydnées, les Téléphorées, les Clavariées, les Auriculariées ou Trémellinées. (Voir [tableau II].)
Nous verrons également que les Gastéromycètes, qui diffèrent des Hyménomycètes en ce que leur hyménium est renfermé à l’intérieur du champignon, comprennent les Phalloïdées, les Nidulariées, les Lycoperdacées, les Hyménogastrées (Voir [tableau II].)
Quant aux Ustilaginées et aux Urédinées, dont les spores sont disposées à l’extrémité de cellules analogues aux basides, elles n’ont pas été subdivisées en familles, ou plutôt, ce sont des groupes qui portent également le nom de familles, et elles comprennent un très grand nombre de genres qu’il nous est impossible de citer. Nous nous contenterons de rappeler que certains de ces champignons sont bien connus, surtout des agriculteurs et des horticulteurs, à cause des dommages qu’ils leur causent. En effet, la carie des céréales est due à une Ustilaginée, et les nombreuses rouilles qui s’attaquent aux organes verts des végétaux font partie des Urédinées.
Le deuxième groupe, celui des Ascomycètes, se divise en 4 sous-groupes, qui sont (Voir [tableau III].):
Les Pyrénomycètes, qui sont légion et qui, examinés superficiellement, se présentent à nous sous forme d’agglomérations noires comme du charbon et incrustant les végétaux ou affectant les formes les plus bizarres. Si l’on examine au microscope une section transversale mince de ces champignons, on y trouve une quantité de petites loges en forme d’urnes, lesquelles renferment de nombreuses thèques (ou asques) à 8 spores généralement, ce sont des périthèces. (Voir [tableau III].)
Les Tubéromycètes sont des champignons généralement charnus ou coriaces, affectant la forme de tubercules non carbonacés, et se développant le plus souvent dans le sol, sur les racines ou les radicelles des arbres. De là le nom de champignons hypogés qui leur a été donné. Dans ce sous-groupe, les thèques ne sont pas allongées comme dans les autres sous-groupes des Ascomycètes, mais elles sont courtes et volumineuses et elles renferment, non plus 8 spores, mais de 1 à 8. Ce sous-groupe a été subdivisé en plusieurs familles, parmi lesquelles nous citerons celle des Tubéracées, qui renferme comme genres principaux, les Elaphomyces, les Genea, Balsamia, Tuber, Chæromyces, Terfezia, etc. Les plus connus sont les Elaphomyces, que l’on trouve à peine enterrés sous la mousse, et que l’on nomme vulgairement Truffes des cerfs, et surtout les différentes espèces de Truffes qui font l’objet d’un commerce important. (Voir [tableau XIV].)
Les Discomycètes (champignons en forme de disque) sont fort nombreux, mais il ne faudrait pas croire qu’ils ont tous cette forme caractéristique d’un disque ou d’une coupe, bien loin de là, mais tous ont une consistance charnue ou à peine coriace et nullement carbonacée, ce qui les distingue des Pyrénomycètes. Ils ne se développent pas sous terre comme les Tubéromycètes, et ne sont pas parasites comme les Gymnomycètes, enfin, ils ont des thèques à 8 spores, quelquefois davantage, et des paraphyses. (Voir [tableau XV].) (Voir [fig. 2].)
Les Gymnomycètes sont des champignons parasites qui n’ont pas de réceptacle proprement dit, d’où leur nom de Gymnomycètes (champignons nus). Ils se différencient des Pyrénomycètes par l’absence de périthèces; ils ne se développent pas sous terre comme les Tubéromycètes et manquent de paraphyses, qui existent dans les Discomycètes. (Voir [tableau III].)