Spores roses.

On a beau dire, c’est un champignon qui porte bien son nom, mais malheur à l’imprudent qui se laisse prendre à sa bonne mine, il cache, paraît-il, sous des dehors séduisants, une âme bien noire, mortelle, dit-on.

On regarde les Volvaires comme des Amanites à spores roses, rien n’est plus vrai, puisqu’on y trouve toujours l’attribut de ces dernières, la volve; quant au collier, il peut manquer comme aussi dans certaines Amanites.

Au début, il est renfermé dans une volve blanche, d’où il sort sous forme d’une boule qui s’élargit peu à peu, jusqu’à devenir presque plate: son chapeau peut atteindre alors 6 à 8 centimètres; il est assez charnu, blanchâtre, puis grisâtre, surtout sur le disque; il est, de plus, mou et un peu visqueux.

Feuillets nombreux, larges, ventrus, laissant autour du pied un espace annulaire bien visible; ils sont d’abord blancs ou blanchâtres, puis roses par les spores qui les recouvrent.

Le pied est droit, régulier, un peu épaissi à la base, plus long que le diamètre du chapeau, blanchâtre, puis un peu roussâtre, surtout à la base, qui est légèrement pubescente et garni d’une volve blanche divisée en 2 ou 3 lobes.

Chair blanche nauséeuse.

On trouve la Volvaire élégante en automne et hiver, dans les terrains fumés, les décombres et surtout autour des meules où la paille a longtemps séjourné à terre.

—Planche 29—

Terrains fumés, décombres—Automne, hiver