Spores ochracées.

Les Paxilles, peu nombreux en espèces, ont pour caractères principaux d’avoir les spores ochracées et les feuillets décurrents susceptibles de se séparer en masse de la chair du champignon. Nous avons, dans le premier volume, décrit et figuré le Paxille enroulé, qui est d’une couleur fauve uniforme, ce qui n’est pas le cas pour celui qui nous occupe.

Le Paxille noir-tomenteux a un chapeau souvent irrégulier, d’abord convexe, puis en entonnoir, avec les bords recourbés, surtout dans le jeune âge: il est pubescent, brun bistré plus ou moins intense, et mesure de 10 à 15 centimètres et même davantage.

Les feuillets sont nombreux, étroits, décurrents, anastomosés, fauves ochracés et pouvant, comme nous l’avons dit plus haut, se séparer par parties de la chair.

Pied court, trapu, plein, souvent excentrique, ordinairement couvert d’un revêtement brunâtre et comme duveteux.

La chair est assez épaisse, ferme, blanchâtre.

On trouve ce champignon surtout dans les bois d’arbres verts, où il acquiert des formes souvent curieuses, et des dimensions très grandes.

On l’indique comme comestible, mais il a, une fois cuit, une saveur franchement désagréable.

—Planche 36—

Bois d’arbres verts—Été, automne