Suspect
Bolet parasite.—Boletus parasiticus.
Au numéro [60] de notre nouvel Atlas, nous avons décrit le Scléroderme vulgaire, que l’on trouve si communément dans les terrains maigres, au bord des chemins: eh bien, ce Scléroderme a le singulier privilège d’héberger un Bolet, qui, de ce fait, a reçu le nom de Bolet parasite. C’est bien aux dépens du Scléroderme que vit ce champignon: il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner avec un peu d’attention les relations qui existent entre les deux plantes.
Vers la base du Scléroderme, partent deux ou plusieurs mamelons qui grandissent peu à peu; ils portent à leur sommet un chapeau plus ou moins arrondi, puis sensiblement plat et mesurant 3 à 5 centimètres.
Assez régulièrement hémisphérique, le chapeau du Bolet parasite ne tarde pas à modifier sa forme, soit parce que les chapeaux se touchent ou qu’ils se trouvent en contact avec le Scléroderme lui-même. L’épiderme du chapeau est lisse, uni, fauve ou roussâtre, parfois grisâtre et fendillé. Les pores sont d’un jaune sale, assez grands, d’abord arrondis, puis anguleux; ils adhèrent au pédicule, mais par suite du développement du chapeau, ils paraissent un peu décurrents. Le pied est cylindrique, un peu atténué et toujours courbé à la base, qui est en contact intime avec la chair du Scléroderme. Chair jaune.
Le Bolet parasite se développe sur les Scleroderma vulgare et verrucosum. Il n’est pas donné comme comestible.
—Planche 42—
Sur les Sclérodermes—Été, automne