Amanite ovoïde.—Amanita ovoidea.
Noms vulgaires: Boulé, Oronge blanche, Coucoumelle blanche.
Spores blanches.
Cette belle Amanite, la plus grosse de toutes, se trouve à peu près dans toute la France, aussi bien dans le Nord (quoique plus rarement) que dans le Midi, à l’Est qu’à l’Ouest.
Elle est dans son jeune âge complètement enveloppée par la volve, comme l’Amanite des Césars, mais cette volve est beaucoup plus friable. Lorsque le chapeau émerge, il est tout à fait sphérique, recouvert d’un épiderme blanc un peu satiné, mince et s’enlevant assez facilement: peu à peu la convexité diminue et le chapeau peut devenir presque plat: à son complet développement, il mesure de 10 à 15 centimètres; il est alors charnu au centre, mince sur les bords qui sont souvent appendiculés.
Les feuillets sont d’un blanc quelque peu grisâtre, assez nombreux, larges à la marge et libres près du pied, épais et comme frangés sur les bords et peu consistants.
Le pied est blanc, gros, cylindrique, long de 8 à 12 centimètres et un peu renflé à la base, et couvert à sa surface de nombreuses granulations floconneuses faciles à enlever. A sa partie supérieure se trouve un collier très large et si peu consistant qu’il disparaît de très bonne heure. Il porte à sa base une ample volve blanche souvent colorée en jaune par la terre qui la recouvre.
L’Amanite ovoïde pousse en juin et septembre dans les endroits bien exposés au voisinage des chênes et des sapins. Elle est comestible, mais moins fine que l’Oronge. Il faut éviter de la confondre avec l’Amanite printanière et les variétés blanches des Amanites phalloïde et citrine.
—Planche 2—
Bois, landes ensoleillées—Été, automne