La pierre rebondit sur l'eau,
La fumée n'y pénètre pas.
L'eau, telle une peau
Que nul ne peut blesser
Est caressée
Par l'homme et par le poisson.
Claquant comme corde d'arc,
Le poisson, quand l'homme l'attrape,
Meurt, ne pouvant avaler
Cette planète d'air et de lumière.
Et l'homme sombre au fond des eaux
Pour le poisson
Ou pour la solitude amère
De l'eau souple et toujours close.
[PATTE]
Le chat s'établit dans la nuit pour crier,
Dans l'air libre, dans la nuit, le chat crie.
Et, triste, à hauteur d'homme, l'homme entend son cri.
[VACHE II]
Adieu!
Vaches plus précieuses
Que mille bouteilles de lait,
Précieuses aux jeunes qui se marient
Et dont la femme est jolie,
Précieuses aux vieux avec leur canne
Dont la richesse est chair, lait, terre,
Précieuses à ce qui veut bien vivre
De la nourriture ordinaire,
Adieu!
[FUIR]
L'araignée rapide,
Pieds et mains de la peur,
Est arrivée.
L'araignée,
Heureuse de son poids,
Reste immobile
Comme le plomb du fil à plomb.
Et quand elle repart,
Brisant tous les fils,
C'est la poursuite dans le vide
Qu'il faut imaginer,
Toute chose détruite.