LES NÉCESSITÉS DE LA VIE
Huit heures, place du Châtelet, dans ce café où les chaises ne sont pas encore rangées, où la vaisselle opaque s'étale dans tous les coins.
Je ne saurai jamais si je dors bien. Plus la pluie est fine, plus le monde est loin. Et il faudrait attendre, il faudrait descendre pour retrouver le soir sec, pour retrouver cent lumières au moins aux voitures fortes et justes, aux cloches des champs et, ni dans l'air, ni dans l'eau, tous les gracieux sillages des bonnes santés obscures. À la bonne heure, on n'abuse pas de la vie ici!
Parpagnier?... Parpagnier?... C'est mon meilleur ami. Je l'admire et j'admire ceux qui lui ressemblent. Mais il meurt, nul ne lui ressemble plus et je l'admire toujours.
Ce n'est pas l'hiver. Les déserts changent leur lumière et me couvrent la face. Le bel inconnu, le bel inconnu. Le ciel vient et me regarde dans les yeux charmeurs de serpents charmeurs de danseuses.