Quelques poètes sont sortis.

À Philippe Soupault.

Comme autrefois, d'une carrière abandonnée, comme un homme triste, le brouillard, sensible et têtu comme un homme fort et triste, tombe dans la rue, épargne les maisons et nargue les rencontres.

Dix, cent, mille crient pour un ou plusieurs chanteurs silencieux. Chant de l'arbre et de l'oiseau, la jolie fable, le soutien.

Une émotion naît, légère comme le poil. Le brouillard donne sa place au soleil et qui l'admire? dépouillé comme un arbre de toutes ses feuilles, de toute son ombre? O souvenir! Ceux qui criaient.

Si vous êtes né en automne.

Bras nus d'homme chauve, le menton ce petit vieux et les yeux, vieil espoir des amoureux, il durera jusqu'à cent ans avec toutes les ficelles des sens.

En trois mots langage clair.

Ton grave: oui, madame. D'un œil: il est né le 27 juin. Flûté: oui, madame, oui, madame, oui, madame. Sous l'aile épaisse de votre langue, les mots les plus innocents gardent leur sens. Je ne vous donnerai pas mes vierges. Elles sont toute ma fortune. Il n'est pas question d'existence impossible. Étalez-vous.

Avec un peu d'eau comme une étoile dans la main. La direction, les méandres, les écarts, l'inévitable labyrinthe, puisqu'il le faut, je vous conduis au sommet des cieux, des vœux, des bras tendus vers Dieu, je vous montre ce qui nous soutient, comme une jambe, aussi puissante qu'un litre d'alcool. Regardons-nous.