«Je suis retourné chez M. Laïs, poursuivit-il. J'ai dit que tu m'avais chargé de la venir prendre....

—Pour la présenter à mon père? devinai-je.

—Oui, pour la présenter à notre père.

—Et ils t'ont cru, car ils croient tout.

—Oui...... ce sont de bonnes âmes. Ils m'ont cru, en effet, la fille, le père et le fils.

—C'est bien, Gérard, continue.»

Je pensais: «Si je ne peux pas le tuer, M. Laïs ou Philippe se chargeront de cela.»

Il reprit:

«Annette s'est habillée à la hâte, tremblant un peu, mais souriant aussi. Au bout de dix minutes, elle était prête. Le père et le fils sont venus nous conduire jusqu'au fiacre et l'ont aidée à y monter. Le père a dit: Ne crains rien; celui-là est un gentilhomme de Bretagne et un soldat français.

Mon cœur qui avait cessé de battre, se prit tout à coup à bondir dans ma poitrine. Je voyais et j'entendais M. Laïs.