—Non ce n'est pas possible que ce soit toi.... adieu, monsieur?

Et la voilà qui descend les marches de l'escalier quatre à quatre. Je lui crie par-dessus la rampe:

—Rosa, Rosa, comment veux-tu que soit ma nouvelle tête? Je t'en conjure, réponds-moi.... Il n'en coûtera pas plus à M. Bread.... Veux-tu que j'aie le nez retroussé et le menton fourchu?.... aimes-tu ce genre-là.... Veux-tu que ma petite barbe folle soit rassemblée en une moustache et une impériale imposantes?.... Rosa?....

Mais Rosa était déjà loin.

Je me mis à tempêter contre M. Bread qui était cause que j'allais passer une soirée détestable quand je m'en aurais pu promettre une charmante.

Il se faisait trop tard pour relancer ce maudit statuaire américain, rue de Vaugirard, et, d'ailleurs, il n'était guère probable qu'il fût chez lui.

Suffisamment édifié sur la réalité du changement qu'il avait opéré en moi, je ne jugeai point à propos de montrer à d'autres mon horrible tête.

Aussi je me privai de dîner, comme je le fais d'habitude, avec quelques-uns de mes amis, et je fus dîner tout seul dans un restaurant où personne ne me connaît, puis je rentrai me coucher.

V.