«Il a prononcé mon nom plusieurs fois dans sa fièvre.»

Je devinai un sourire sur les lèvres du maraud, qui ajouta militairement:

«Je venais de la part de monsieur prendre des nouvelles de madame.

—Tu diras à monsieur qu'il peut venir, répondit ma cousine. C'est son parent, après tout. Cela lui fera plaisir de le voir en bonne voie de guérison.»

Laroche sortit et M. de Kervigné entra presque aussitôt après. Ma cousine tendit la main à son mari, qui la porta fort galamment à ses lèvres. On parla de moi un instant; ce fut, de part et d'autre, en des termes bienveillants, puis le président, changeant de matière tout-à-coup, dit:

«Que pensez-vous que l'on doive faire de ce Laroche?

—De Laroche? répéta ma cousine étonnée.

—Il m'obsède, et je ne puis le faire taire qu'en le congédiant. Il interprète votre conduite avec notre jeune cousin d'une façon tout à fait blessante. Ce sont toujours de nouveaux rapports....

—Laroche! fit encore une fois Aurélie.

—Je crois savoir que vous tenez encore à lui, prononça le président sans aucune intention de raillerie.