—Au sujet du contrat de mariage de M. le comte de Mersanz.

La figure de Léon se rembrunit.

—Oh! mon petit, reprit Clérambault en riant,—ne prenez pas votre visage du dimanche!... Il ne s'agit pas du tout de trahir les secrets du patron!... La question est de savoir si le comte s'est remarié en 1829 ou en 1830...

—Et quel motif?...

—Par mon état, je parle sans cesse de mariage... J'aime à savoir au juste les dates: ça me pose... quand je ne sais pas, j'affirme tout de même... J'ai affirmé que le contrat était de 1829, voilà!

—Et comment me ferez-vous lui parler? demanda Léon.

—Mademoiselle Maxence de Sainte-Croix n'a rien à me refuser, répondit l'habit bleu,—je la marie.

C'était plausible, surtout pour notre Léon, qui n'avait pas même l'expérience ordinaire d'un cinquième clerc. Aussi, Léon n'était embarrassé que d'une chose.

—Je ne sais pas, dit-il en fouillant son cerveau,—je ne vois aucun moyen de vérifier cela.

—Quand vous gardez l'étude, insinua Clérambault.