Ce disant, Maxence tourna la tête. Césarine, qui la voyait de profil perdu, crut découvrir une larme suspendue aux longs cils de sa paupière.
—On ne peut même plus plaisanter avec toi! murmura-t-elle.
Maxence se retourna vers elle brusquement et la regarda en face.
—Es-tu capable de garder un secret? demanda-t-elle tout bas.
—Tu as donc un secret?... balbutia Césarine étonnée.
—Ce n'est pas à moi, le secret, répondit Maxence; ce serait plutôt à toi... si ce qu'on dit est vrai...
—A moi?...
—A ton père.
—Explique-toi, au nom de Dieu!
Maxence hésita un instant, comme si elle eût regretté déjà ses paroles; mais il n'était plus temps de reculer.