—Ça, je m'en fiche! s'interrompit Barbedor en sautant plusieurs lignes;—j'arrive au château de la Savate.
«... Un établissement... hum! hum!... connu sous le nom du château de la Savate... rendez-vous des forts-et-adroits...»
—Il aurait bien pu mettre aussi: «Et de la bonne société!...»
«... Va se trouver sur l'alignement de la nouvelle rue des Paillassons et acquérir tout à coup une vogue extraordinaire... L'homme dévoué qui a voulu faire renaître chez nous les fêtes du gymnase antique est célèbre parmi ses confrères sous le nom de Barbedor... C'est lui qui lutta, en 1828, contre Maxwell, au théâtre de la Porte-Saint-Martin, pour soutenir l'honneur des athlètes français... On assure que son crédit personnel n'est pas étranger au percement de la nouvelle barrière.»
Le bonhomme replia le journal. Il était rouge comme une pivoine et sa joie orgueilleuse l'étouffait.
—Asseyez-vous là, monsieur Garnier, dit-il, et prenez un verre d'absinthe avec moi... Ceux qui ne seront pas contents, voilà!... Combien que ça dure, une enquête?
—Un mois... deux mois...
—Nous aurions ça au mois d'août... le temps de faire des réparations à mon immeuble... Je veux mettre la baraque sur un pied... vous verrez... Trinquons!
—Si le neveu revenait?... objecta l'habit bleu en riant avec malice.
—Je me moque du neveu comme d'une guigne! s'écria Barbedor;—est-ce que je ne suis pas maître chez moi?