Madame la vicomtesse de Grévy demanda en cet endroit du récit:

—L'enfant fut-il, en effet, l'héritier du prince de ***?

—Procédons par ordre, chère petite, repartit madame la baronne du Tresnoy. Nous instruisons une affaire à nous deux... une affaire compliquée jusqu'à devenir diabolique... ne nous embrouillons pas dès le début...

—Dès le début! répéta madame de Grévy;—il y a donc encore autre chose?

La baronne eut un sourire singulier.

—Nous ne sommes qu'aux premières scènes du mélodrame, répondit-elle;—nous ne connaissons qu'une des heures de l'un des jours de cette vie si atrocement active... Oui, certes, il y a autre chose... avant et après... Pensez-vous que je vous aurais amenée dans ce sanctuaire pour un enfant changé en nourrice et quelques hardis mensonges!

»Souvenez-vous: je vous ai promis mieux. Écoutez seulement.

»Voilà ce que M. du Tresnoy connut de l'affaire par le rapport de Fromenteau et les recherches qui en furent la conséquence immédiate.

»Vous me demandiez tout à l'heure si cette madame Octave Merriaux et la marquise de Sainte-Croix étaient une seule et même personne...

—Je ne vous le demande plus, chère madame, voulut interrompre la vicomtesse.