»—Mon cher monsieur, répondit-il,—vous avez le flair bon et la vue juste. Il n'y a pas de doute que c'était une superbe affaire; seulement, vous venez un peu trop tard... Nous avons allumé les flambeaux de cet hyménée!... Madame Octave Merriaux est à Moscou...
»—Il faut que vous vous trompiez! s'écria le Normand;—quelqu'un m'a dit l'avoir vue à Paris ces jours-ci.
»—Elle serait donc revenue, repartit froidement le marieur, qui atteignit son portefeuille.
»Dans son portefeuille, il choisit une lettre, timbrée de Berlin, qu'il tendit à son client désappointé.
»Il est certain que ces gens-là, toujours sur le qui-vive, inventent des milliers de petites mécaniques dont la plupart ne servent pas, faute d'occasion.
»Mais quelques-unes, sur le nombre, sont destinées à porter coup.
»La lettre de Berlin était signée d'un nom slave et contenait cette phrase:
«Dites à mes bons amis de Paris que la petite madame Octave Merriaux ne portera jamais de tartan ni de socques. Elle a un château, la petite madame Octave Merriaux! Elle a un intendant en uniforme! Elle a des paysans qu'elle pourrait faire knouter à la journée, si c'était sa fantaisie...»
»Quand la Gouesnais vint rapporter ceci à M. du Tresnoy, il reçut défense de se représenter chez Clérambault.
»M. du Tresnoy me raconta ce fait et me dit: