Au même instant, elle tendit l’oreille avidement. Parmi les clapotements de la pluie, elle distingua un bruit qui venait du dehors.

—C’est lui! fit-elle.

Ses deux mains s’allongèrent à la fois pour faire disparaître le verre et la bouteille, mais elle n’eut pas le temps. La porte s’ouvrit.—Cette ombre que nous avons aperçue dans l’embrasure d’une porte, rue Bourbon-le-Château, en face du logis de Marguerite;—cette ombre qui glissait naguère sous l’averse, dans les marais voisins de la maison Barbedor,—cette ombre que Vital avait aperçue, que Marguerite avait appelée,—se montra tout à coup sur le seuil.

Flavie mit ses deux mains au-devant de ses yeux, comme si elle eût été visitée par un fantôme.

—Maxence! balbutia-t-elle.

Celle-ci entra et referma la porte derrière elle. Elle avait, en effet, la pâleur d’un fantôme.

—Que viens-tu faire ici? demanda Flavie machinalement et sans savoir qu’elle parlait.

Maxence répondit:

—Je viens mourir avec vous, ma mère.

Sa voix était calme, mais sourde et si changée, qu’elle semblait déjà n’appartenir plus à une créature humaine.