Les bras de Marguerite tombèrent.

—Il n’y a rien sur la route de Senlis! poursuivit Fromenteau; mais voici bien autre chose: le lieutenant Vital, votre fils, a enlevé mademoiselle Césarine...

—Mon frère! s’écria Béatrice; c’est impossible.

—Qui parle du lieutenant Vital? demanda une voix mâle et joyeuse sur le seuil.

La belle figure du jeune officier se montra derrière Fromenteau.

Celui-ci se retourna et le regarda bouche béante.

—Alors, grommela-t-il, le diable s’en mêle et je n’y vois plus goutte... Je n’aurai ni mes mille francs, ni ma position, ni Stéphanie...

—Ils auront lancé Léon Rodelet!... pensa tout haut Marguerite.—C’est pour donner le change sur tous les points à la fois!

Elle mit sa tête entre ses deux mains, pendant que Fromenteau soufflait comme une baleine et se tamponnait avec le lambeau qui lui servait de mouchoir. Vital s’était approché de Béatrice et l’interrogeait.

La petite bonne femme resta ainsi un instant immobile et silencieuse. Elle faisait un effort désespéré pour mettre de l’ordre dans ses idées.