— Rancune ! ajouta Simon Le Priol. Et l'on fit asseoir le petit Jeannin à la bonne place, pour causer du mariage.

Car le mariage était désormais affaire conclue.

Les écus restaient sur la table auprès de l'escarcelle ouverte.

Il se fit tout à coup un grand bruit dans la campagne.

Le cor sonnait, et le pas lourd des chevaux retentissait sur les cailloux. En même temps, de vagues et lointaines clameurs arrivaient par le tuyau de la cheminée. Simon, sa femme et le petit Jeannin continuaient de causer mariage. On heurta rudement à la porte, et l'on dit :

— De par notre seigneur le duc ! Simon, tout effaré, courut ouvrir. La Noire et la Rousse beuglaient d'effroi sur la paille. Les hommes d'armes de Méloir entrèrent, commandés par Kéravel et conduits par maître Vincent Gueffès. Derrière eux venait tout le village, les quatre Mathurin, les quatre Gothon, la Scholastique, trois Catiche, une Perrine et deux Joson. Simonnette et son frère Julien étaient toujours dehors.

— Que voulez-vous ? demanda Simon Le Priol.

L'archer Merry le jeta sans beaucoup de façon à l'autre bout de la chambre.

— Messeigneurs, dit Vincent Gueffès, voici l'escarcelle et voilà le voleur ! Il montrait le petit Jeannin. Tous les hommes d'armes reconnurent l'escarcelle du chevalier Méloir. On se saisit du pauvre Jeannin et Kéravel dit :

— Attachez la hart haut et cours au pommier qui est en face !