La foule emplissait les bas côtés.
Dans la nef, les hommes d'armes étaient debout, séparés de leur souverain et des religieux par la balustrade du chœur.
Cette obscurité que nous demandions tout à l'heure pour les œuvres de l'art gothique, la basilique de Saint-Michel l'avait à profusion ce jour-là. Le noir des tentures, couvrant la demi-transparence des vitraux, laissait à peine passer quelques rayons, et la lueur des cierges luttait victorieusement contre ces pâles clartés.
Il régnait sous la voûte une tristesse grave et profonde.
Et aussi, mais nul n'aurait su dire pourquoi, une sorte de mystique terreur.
L'office commença.
François était juste en face du cercueil vide qui figurait la bière absente, pour les besoins de la cérémonie.
On dit qu'il tint les yeux baissés constamment et que son regard ne se tourna pas une seule fois vers le drap noir où des lettres d'argent dessinaient le chiffre de son frère.
Les moines récitaient les oraisons d'une voix lente et cadencée. La foule et les chevaliers répondaient.
On dit que pas une fois les lèvres décolorées de François ne s'ouvrirent pour laisser tomber les répons.