—Ah! fit-il, c'est le neveu de Georges Cadoudal qu'on vous avait donné mission de chercher?

—Et de trouver, acheva Lila en souriant, et d'attirer à moi par tous les moyens possibles.

—Alors pourquoi tant de mystères?

—Parce que j'ai fait comme le pauvre démon de Cazote, je me suis laissé prendre. Je n'agis plus pour eux que si vous êtes avec eux. Je vous tiens libre et en dehors de tout engagement. Je vous aime, et il n'y a plus rien en moi que cet amour.

—Je n'ai peut-être, dit René qui hésitait, ni les mêmes sentiments ni les mêmes opinions que mon oncle Georges Cadoudal.

—Cela m'importe peu, repartit Lila, j'aurai vos opinions, j'aurai vos sentiments… Je sais que vous chérissez votre oncle; je suis sûre que vous ne le trahirez pas…

—Trahir!… l'interrompit Kervoz avec indignation.

Puis, comme elle ouvrait la bouche, il reprit:

—Vous ne m'avez encore rien répondu par rapport au comte Wenzel.

Lila prononça très bas: